| 1938 :
le «D.E.S.» devient la première hormone œstrogène
synthétique ; elle est le fruit du travail du biochimiste
anglais Sir E. Charles Dodds.
Quelques années plus tard, un couple
de médecins préconisera le Distilbène comme
médicament tout indiqué pour la prévention
des fausses-couches. Facile à fabriquer, peu coûteux
et prometteur, le Distilbène sera prescrit à des
millions de femmes enceintes dans le monde entier.
1952 : première
étude mettant en doute l’efficacité et l’innocuité
du Distilbène comme médicament pour la grossesse.
Une seconde recherche prouve scientifiquement que le Distilbène
n’a aucun effet protecteur pour les grossesses à
risque. Pire, il apparaît que le Distilbène augmente
les risques de faire une fausse-couche.
1971 : 33
ans après sa mise sur le marché et suite à
la publication d’un article reliant directement le Distilbène
et l’apparition d’un cancer du vagin chez les filles
exposées, le médicament est finalement retiré
du marché canadien et américain.
1971-1977 :
le Distilbène est toujours prescrit en France malgré
l’interdiction aux USA et au Canada !
1989 : une
brochure d’information destinée aux professionnels
de la santé est éditée par le Ministère
de la Santé.
2002 : une
information sur l’exposition in utero au diéthylstilboestrol
et le risque de complications génitales et obstétricales
est envoyée à tous les médecins généralistes,
gynécologues, gynécologues obstétriciens
par l’Afssaps.
Ce document a été élaboré en partenariat
avec l’association Réseau D.E.S. France.
En France, on estime que 200 000 femmes
ont été traitées au Distilbène. En
tenant compte des avortements et des mortalités fœtales
et néonatales, il est estimé que 160 000 enfants
sont nés de ces grossesses (soit 80 000 filles et 80 000
garçons exposés in utero).
Le pic de prescription est situé entre la fin des années
60 et le début des années 70.
Les patients exposés in utero ont entre 25 ans et 52 ans.
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